Jiro Taniguchi, hommage au poète mangaka

Il nous a quitté le 11 février de cette année. Mais son œuvre n’était pas terminée, La forêt millénaire, sa dernière bande dessinée vient de paraître. Et pour le coup, celle-ci semblait véritablement marquer un tournant dans l’œuvre de l’auteur, qui était auparavant centrée sur les relations humaines et notamment familiales.

Taniguchi est assez connu en France, d’ailleurs, bien qu’il soit mangaka, ses mangas sont publiés en France dans le bon sens ( on va quand même pas s’abaisser à lire à l’envers, déjà qu’on les laisse implanter des sushi shops partout… ), et la culture européenne est influente dans son œuvre. Les gardiens du Louvre met en scène plusieurs œuvres et artistes présentés dans le célébre musée parisien.

A travers ses mangas, Taniguchi nous parlait de difficiles relations familiales dans Quartier lointain, d’amours impossibles et de l’éprouvant travail de tout apprenti mangaka dans Un zoo en hiver, ou encore de rien ( oui c’est l’effet que ça m’a fait, et ça ne m’a pas empêché de trouver ça beau ) dans L’homme qui marche.

Toutefois, sa dernière œuvre est différente. Tout d’abord elle est en couleur, contrairement à la majorité de ses mangas. Plus encore, elle se concentre sur le rapport entre l’homme et la nature. À travers cette histoire, l’auteur voulait inviter le lecteur à repenser son approche de la nature. Taniguchi prévoyait une série dont La forêt millénaire serait le premier tome, mais il en sera seulement l’unique.

 

Enfin, je tiens à dire que Taniguchi est le seul auteur de bande dessinée qui arrivait à susciter en moi des émotions aussi fortes que les bons romans, et que son génie sera difficile à égaler.

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Benjamin Bertrand

Qumpèrois de 21 ans, j'aime les sujets polémistes et la bande dessinée.

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